Histoire de la Franc-Maçonnerie

 

La Franc-Maçonnerie a existé dès que l'homme a commencé à construire. Nous retrouvons des traces de fraternité, d'organisations de constructeurs dès l'Egypte Antique où il y a confréries de bâtisseurs à Deir ed Medineh, avec rituels, symbolisme propre et secrets, on retrouve d’autres traces des Collegia à Rome.

 

Au moyen-âge les confréries et les corporations seront fixées par le Livre des Métiers d’Etienne Boileau vers 1268. Certaines de ces confréries étaient d’origines religieuses monastiques, bénédictines, ou militaires, templières.

 

C'est en Ecosse que naquit fin XVIIe siècle la Maçonnerie avec les statuts Shaw. Les Loges de "Maçons opératifs", ceux qui travaillent directement sur la matière, deviennent plus urbaines et agrègent en leur sein des notables qui deviendront alors des "Maçons spéculatifs", ceux qui travaillent sur les idées, les concepts, les symboles.

 

En 1716, quatre Loges londoniennes : l’Oie et le Gril, La Couronne, le Pommier, la Coupe et les Raisins se constituent en Grande Loge pro-tempore et prennent la décision, entre autre, de maintenir une assemblée générale et d’élire un Grand Maître "l’an prochain". Ce qui sera effectif le 24 juin 1717 (fête de St Jean Baptiste) et qui verra l'élection comme Président de Anthony Sayer.

 

La Franc-Maçonnerie se propagera alors dans le monde entier. En Europe elle prendra un tour nettement ésotérique, alchimique, voire théurgique avec l'Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohen de l'Univers.

 

Dès lors la Franc-Maçonnerie se groupa en Obédiences, en Grandes Loges au sein desquelles les rites se développeront. Nous verrons apparaître le Rite Français en 7 grades, le Régime Ecossais Rectifié (Jean-Baptiste Willermoz), le Rite Ecossais Ancien et Accepté (Grasse Tilly).

 

Au cours du XIXe siècle la Franc-Maçonnerie se politisera pour devenir au début du XXe siècle, pour la grande majorité, une institution politique, "l'Eglise de la République" comme elle fut dénommée.

 

Certains rites restèrent à l'écart de la politisation de la Franc-Maçonnerie comme les Rites de Misraïm, de Memphis-Misraïm puis le Rite Ecossais Rectifié.

 

La Dernière Guerre verra la Maçonnerie pourchassée et accusée de tous les maux. De nombreux maçons tomberont au champs d'honneur, le Grand Maître de Memphis-Misraïm en Belgique, le F. Georges Delaive sera décapité, le F. Constant Chevillon Grand Maître de Memphis-Misraïm en France sera assassiné en mars 1944 à Saint Fons près de Lyon.

 

Depuis la Libération de nombreuses Obédiences sont présentes en France. il serait trop fastidieux de toutes les citer.

 

La Franc-Maçonnerie française se décline suivant de multiples critères :

 

- Traditionnelle, croyance en la divinité, elle travaille au nom du Grand Architecte de l'Univers, présence du Volume de la Sainte Loi ou autre Livre Sacré dans la Loge ;

- Libérale, laïque, option politique et sociétale, plus axée sur la cité.

 

 

Mais aussi :

 

- Masculine, les Loges et les Obédiences n'initient que des hommes et parfois ne reçoivent en visite que des Frères ;

- Féminine, les Loges et les Obédiences n'initient que des femmes ;

-Mixtes, les Loges et les Obédiences initient aussi bien des hommes que des femmes.

 

La Franc-Maçonnerie de tradition est un conservatoire des traditions occidentales, elle a absorbé ces patrimoines symboliques et initiatiques au moment où ils allaient disparaître.

Elle a recueilli et protégé dès le XVIIe les confréries hermétiques et initiatiques : gnostiques, alchimiques, chevaleresques, templières, kabbalistiques etc… marginalisées par leur époque. La Franc-Maçonnerie en est l'héritière et la  conservatrice de ces rites.

 

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